Koka Ramishvili
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Neo liberals , acquarels
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War from my window, 27 décembre |
War from my window, 28 décembre |
La guerre depuis ma fenêtre. 1991 - 1992. (War from my window)
A la fin des années 1980 - début des années 1990 des petites guerres civiles, dénuées de sens ont éclaté sur le territoire de l’ex-URSS “La guerre depuis ma fenêtre” est une série de 12 photos noir et blanc sur la guerre civile á Tbilissi, capitale de la Géorgie. Ce travail évoque quatre aspects principaux : Chaque jour le camera fixait un seul et même paysage, son objectif était dirigé sur la Maison du Gouvernement, s’écartant parfois légèrement tantôt á droite, tantôt á gauche. Le rythme de ces prises de vues introduit le spectateur dans l’emotion de 12 jours coincidant chronologiquement avec exactitude avec les 12 jours et nuits sacrées de Noël (La guerre ayant commencé le 24 decembre 1991 s’est terminée le 6 janvier 1992).* La manière choisie de fixer les événements permet á l’auteur d’éviter les mises en scénes dramatiques et la chronique des opérations militaires. Le paysage urbain, noir et blanc, enveloppé d’un rideau de plomb détourne le spectateur des détails des opérations militaires et concentre son attention sur l’humeur de la saison, de la nature et de la ville. De cette façon le processus de la guerre n’apparait pas comme central, mais comme une partie d’un processus dialectique. Même sur le plan physique, les hostilités se sont déroulées au centre ville; les autres parties menaient alors une vie de tous les jours : les magasins, les cafés, les cinémas et les autres établissements fonctionnaient, les gens allaient au travail et revenaient á la maison. Le résultat de cette guerre civile, qui avait commencé le 24 décembre 1991 et avait durée 12 jours, fut le renversement du gouvernement de Zviad Gamsakhourdia. La fenêtre, d’où les prises de vues ont été faites, donne directement sur la Maison du Gouvernement autour duquel se déroulaient les hostilités. Le tournage depuis la fenêtre est une métaphore de l’attitude indifférente de la majorité des habitants de la viille vis-á-vis de l’événement.
Koka Ramishvili, 1991-1992, Tbilissi
* D’après des mystères celtes et puis ceux de l’ère chrétienne ancienne, ces 12 jours et nuits représentent une prédiction accumulée des 12 mois suivants de l’année imminente.L’auteur de ce travail se permet d’exprimer une supposition selon laquelle la prédiction s’étendrait aussi sur les 12 années suivantes.

Drawing lesson, video-installation, 2003 MAMCO Genève
Paranoya . (drawing lesson installation) . .....video (extract) ..........> clic < ...
DRAWING LESSON
SYNOPSIS
At the origin of “The Drawing Lesson,” an image disappears. The process of drawing is here reversed: the image is deconstructed, erasing all physical traces until it remains only in our memories.
But later, through digital montage, used to rapidly increase the speed of the drawing process, the image acquires a new quality--that of a sign which cannot be read except in association with other signs. Drawing thus becomes writing, and the work itself becomes a sort of notebook, part of the biography of a man displaced, living in Geneva, Switzerland.
Koka Ramishvili, Geneva 2003
…The resulting dramatic effect is created by the psychological dimension that the process of drawing acquires on paper, an effect resembling that of narration and the qualities proper to it, such as repetition, tendentiousness, and a fixation with detail. The soundtrack, based on the scratching noise a soft lead pencil makes on paper, was especially composed for the work and gives the film a strong emotional charge.
Evguenia Kikodze, Moscow, 2003