Corpo aberto – um arquivo de sentimentos / 2019

Corpo aberto – um arquivo de sentimentos

Vernissage lundi 9 septembre 2019

Expo du 12 septembre au 6 octobre 2019


Corpo Aberto – um arquivo de sentimentos est une exposition imaginée dès le mois de février 2018 avec et par les artistes brésiliens.ne.s Ana Matheus Abbade, Diran Castro, Filipe Acácio, Jonas Van Holanda, Marie Carangi et Coletivo Cabeça suite à la proposition curatoriale des chercheuses et artistes Valentina D’Avenia et Léa Meier. 
 
La recherche s’est focalisée autour des notions de soin et de résistance, dans le but de présenter une exposition qui prenne source dans le contexte brésilien et puisse rencontrer une résonance en Suisse. Le projet regroupe des artistes qui ont en commun la question du corps appréhendé comme outil politique à travers leur pratiques, qu’elles soient intimes, professionnelles ou artistiques, comme par exemple celle de la performance, de l’écriture mais aussi la manucure, la prostitution ou encore l’alimentation. L’espace sera investi des travaux des artistes, d’une chronologie d’événements marquants, ainsi que de textes traduits du portugais brésilien au français. Des rencontres et performances viendront ponctuellement activer l’espace d’exposition

Ana Matheus Abbade (Brésil, 1996) a fréquenté l’Ecole des arts visuels de Parque Lage à Rio avant de se former en manucure et pédicure au SENAC de São Paulo (2018). Elle fait partie du groupe Liberdade/Santa Diversidade (Rio de Janeiro). Depuis 2016, elle réalise l’événement annuel Manucure Show. Ana participe à des expositions au Brésil et à un niveau international, comme l’exposition collective “Os corpos são as Obras” (Despina, Rino de Janeiro, 2017) et l’exposition individuelle “Peixe Voador – Flying Fisch (Apoidea Kunst, Berlim, 2017). Actuellement elle est résidente de la Faap à São Paulo.

Diran Castro agit de manière transversale dans le champs des arts visuel. Il est médiateur dans différents espaces d’exposition depuis 9 ans. Aujourd’hui, il développe ce travail à la fois au Musée Lasar Segall et à la Fondation de la Biennale de São Paulo. En parallèle, il se dédie au projet “Seus filhos também praticam – Vos fils pratiquent aussi”, dans lequel il utilise la prostitution comme outil de travail et d’investigation pour s’approcher de jeunes hommes entre 18 et 25 ans, blancs, riches et hétérosexuels. Avec ce projet, il recherche le dialogue et l’écoute dans le domaine de la sexualité. Il s’intéresse aux notions de classe, genre, sexualité et race.

Marie Carangi (1989 à Recife) est diplômée en Architecture et urbanisme à l’UFPE. Elle travaille à la création de contextes et situations ayant pour focus le corps féminin comme agent esthétique, politique et narratif en soi. Ses recherches, qui engagent l’identité, l’ethnie, l’’ancestralité, les costumes sociaux, les expériences environnementales et collectives, se dédoublent en performance, vidéo, art sonore, dessin, photographie et objets. Son travail de performance-service Peluqueria Carangi a été initié dans le cadre du Lesbian Bar de l’artiste Fernando Peres à Recife. En 2015, elle inaugure son exposition individuelle GRITO CORTE au sein du Programme des expositions du CCSP. Elle participe aux résidences CASA COMUN à Rio de Janeiro, Margens à Bélem e Q21 Museums Quartier à Vienne. Son dernier travail, la performance et pièce sonore Teta Lírica, lancée par le projet “O Obscuro Fichário dos Artistas Mundanos”, a été présenté au sein du MasturBar de Fabiana Faleiros lors de la 10ème Biennale de Berlin en 2018.

Filipe Acacio et chercheur, artiste et dessinateur graphique. Master au sein du programme de post-graduation en arts de l’université fédéral de l’Etat du Ceara. Depuis 2012, il est directeur de photographie pour des courts et longs métrages. En 2014, il a été artiste résident au Laboratório em Arte Contemporânea grâce au soutien du Centre Culturel de la Banque du Nordeste/Fortaleza et du Laboratório Olhares em Conexão – Itinerários Formativos em Fotografia Contemporânea. En 2015, il a participé à la résidence Fotografia contemporânea: Criação e estudos avançados. Il a intégré les expositions Salão de Abril (Ceará), Mostra Triangulações (Ceará, Bahia, Goiás), “Estou ca : Sempre algo entre nós” (São Paulo) e Mostra Bienal CAIXA Novos Artistas 2015/2016 (Parana, São Paulo, Distrito Federal, Pernambouc, Bahia, Rio de Janeiro) et le 7ème Festival de photographie de Tiradentes (Minas Gerais). En 2016, il reçoit le Prix Chico Albuquerque de Photographie au Ceara. En 2017, il est chercheur au sein du laboratoire des arts visuels de Porto Iracema (Ceara) et présente la recherche Zona de Remanso en exposition individuel à la Zipper galerie (São Paulo).

Jonas van Holanda (Fortaleza, Ceará, Brésil) est artiste trans non binaire, chercheur en insurrections de genre et alchimiste végétal. Son travail est basé sur la subversion de relations sémantiques et la création de nouvelles références esthétiques avec des outils et discours décoloniaux. A étudié les Arts Visuels à l’Université d’etat de Rio de Janeiro (UERJ) et à l’école d’arts Visuels de Parque Lage. Parmis ses expositions les plus récentes se détachent: Quando nós estamos? au Instituto Tomie Ohtake (São Paulo, 2017), Travessias Ocultas au SESC Bom Retiro (São Paulo, 2018), Bestiário au Centro Cultural São Paulo (2017). Il a travaillé à la 32eme Biennale de São Paulo dans l’oeuvre restaurant de Jorge Menna Barreto et a participé de diverses résidences en 2016 et 2017: Casa Matony, La Paz, Bolivie, avec le curatoriat de Beatriz Lemos, centre d’investigation Artistique HANGAR (Lisbonne, Portugal), ainsi que A SUL no Lavadouro Público do Carnide (Teatro do Silêncio, Lisbonne, Portugal). Il a proposé des performances dans Fabra i Coat a Barcelone, ESP (Churrasquinho), no Festival FAR, Nyon, CH (Rootburger) en 2017. Actuellement il est jury de la 6ème édition du prix EDP à l’institut Tomie Ohtake. Il vit et travaille à São Paulo.

Valentina D’Avenia est chercheuse, artiste et curatrice. Elle vit entre Lausanne et São Paulo. Primée en 2014 par l’Association Suisse des Historiens de l’Art, elle est diplômée de Master en Histoire de l’Art de l’Université de Lausanne avec Spécialisation en Sciences Historiques de la Culture. Elle a été responsable de l’espace d’art contemporain de l’Université de Lausanne, Le Cabanon, de 2014 a 2015 et a ensuite produit des expositions pour Swissnexbrazil (Rio de Janeiro, 2015). En 2017. Elle a également fait un stage à Pro Helvetia au sein du programme Coincidencia d’échange avec l’Amérique Latine. Sa pratique artistique et de curatrice commence en 2015 avec l’exploration des moyens de recherche non académiques, privilégiant des techniques marginalisées ou traditionnelles et les démarches micropolitiques. En 2017 elle a participé à la résidence Lastro Bolivia à la Casa Matony à La Paz, et en 2018 elle fait partie de l’exposition Travessias Ocultas, Sesc Bom Retiro à São Paulo, organisée par Beatriz Lemos et Catarina Duncan. En août 2017, elle a monté un projet pilote de résidence artistique indépendante qui a donné naissance au projet Universidad Desconocida, ainsi qu’à deux jours d’activation de l’espace Standard/Deluxe à Lausanne. Elle a présenté la performance Jogo de Questões au festival de performance Verbo 2018 (São Paulo). Elle a été responsable de l’éducatif de la PLANA art book fair (São Paulo), et est curatrice, avec Tali Serruya, du festival foodculture days pour sa deuxième édition (Novembre, 2018, Vevey).

Léa Meier est une artiste féministe qui travaille avec la performance, le texte et les tissus, pour créer des atmosphères chaudes, politiques et émancipatrices. Elle recherche les espaces intérieurs, à la fois domestiques et corporels avec les concepts de désir, de saleté et d’échec. Elle est diplômée des écoles d’art de Berne et Genève. Dernièrement elle a montré son travail dans plusieurs théâtres et espaces d’art en Suisse; LES MAUVAIS JOURS FINIRONT! (Festival Les Urbaines, Arsenic, Lausanne, 2014-17), Lipstick Big Enough (Festival Les Urbaines, Lausanne, 2016), Ma Maison est une Maison Sale (Arsenic, Lausanne, 2018), Je conduis mon propre camion poubelle (Riverside space, Berne, 2018). Elle a fait partie des résidences “Watch and Talk”pendant les festivals FAR et Le Programme Commun (Nyon, Lausanne, 2016-17). En 2017 et 2018 elle a bénéficié des résidences Arc artist residency (Romainmôtier) et Faap à São Paulo (Brésil)